Chant de nuit

Chant de nuit


Très délicat pastel estompé sur la toile,
Ces années ont changé ma violence en douceur
Aussi vrai que mon coeur n'a cessé de t'aimer
Mais autrement...
Quand sous mes eaux tranquilles ce fut la tempête
Démente et tumultueuse en moi qui s'éleva
Je crus avoir maudit plutôt que de chérir!
C'était hier...
Aujourd'hui je suis là, silencieuse et lointaine,
Je t'effleure parfois d'un battement de cil
En lisière d'un monde inexploré de toi
Où je vis moi...
Etrange sensation qui ressemble au bonheur
Soyeux de caresser ce qui me tient à coeur
D'un frôlement ténu, léger murmure d'âme
Ailée de rêve...
Et je veille à cette heure où les lions vont boire
L'eau vive d'une source qui chante à la nuit
En notes cristallines doucement filées
Ses mots d'amour...

Bettina - Le 1er décembre 2008

# Posté le samedi 06 décembre 2008 00:03

"I have a dream..."

"I have a dream..."

" I have a dream..." disais-tu! Le 4 novembre 2008, une lueur d'espoir s'est levée sur ta terre natale. C'est comme une porte qui s'entr'ouvre mais on peut s'enhardir à la passer tout tranquillement, à petits pas. Pour la suite... qui vivra verra! S'il est sûr que la solution ne peut reposer entre les mains d'un seul homme, il est permis d'espérer qu'il saura s'entourer d'amis et de conseillers qui l'aideront à entreprendre des réformes, des projets qui abonderont dans le sens du respect des droits de l'homme.
Les Etats-Unis, un pays que j'ai tendance à aimer peu pour diverses et multiples raisons, adopte une orientation qui me surprend agréablement dans notre monde si heurté, si bouleversé, si conflictuel, parfois si haineux .
" I have a dream..." disais-tu. Jamais tu n'as crains d'élever ta voix contre la haine raciale au point même d'y laisser la vie. On peut oser prétendre aujourd'hui que ce ne fut pas en vain.
Ecoute "sur les rouges collines de Géorgie" s'élever le grand gospel des voix qui harmonisent leurs dissonnances pour swinguer l'espoir: " I have a dream... "

A Martin Luther King.

Bettina - Le 6 novembre 2008

# Posté le vendredi 07 novembre 2008 16:38

Lacrima de Colombina

Lacrima de Colombina

Lacrima de Colombina

Tout le satin de mes mots s'est élimé.
Où est passée la sève qui montait aux branches de mon inspiration?
Je ne pense plus, je vis... comme un robot
Et l'espace de mon coeur s'est rétréci!
Avais-je un inspirateur?
Je ne sais plus...
Je crois qu'il est parti!
Je crois qu'il vit aussi mais...
Pense-t-il toujours?
Tel n'est pas mon souci,
Ma vie n'est pas sa vie!
Et pourtant...
De ses mots bleus je me languis!
Courage, diable,
Que je l'oublie,
Que je ressaisisse ma vie!
S'il s'éloigne tout est trop dur,
Pénible, aride et rebutant!
Et pourtant...
Il me faut réapprendre à bien vivre sans lui,
Retrouver les couleurs de ma joie intérieure!
C'est tant et tant de force qu'il me faut pour cela,
Une belle énergie que je sens loin de moi...
Envie... de me poser sur le bord du chemin.
Mourir!
N'avoir plus à lutter, à résister en vain...
Pourtant
Je n'ai jamais éludé les combats,
Il me faut vivre celui-là!

Bettina - Le 20 septembre 2008
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# Posté le vendredi 26 septembre 2008 12:36

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 07:10

Musarime ou Bettina, c'est toujours moi.

Musarime ou Bettina, c'est toujours moi.

Musarime écrit ici, Bettina écrit là-bas: vous pouvez donc découvrir d'autres textes en cliquant le lien suivant:
:

http://bettina005.skyrock.com

Mais ici ou là-bas, j'écris parce que j'aime ça!

A vous qui passez me lire parfois, j'adresse toutes mes amitiés blogueuses et poétiques.

Bettina

# Posté le jeudi 13 décembre 2007 16:47

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 10:17

Cauchemar

Cauchemar


Cauchemar

Dans la touffeur d'une forêt sinistre et sombre,
Là où l'angoisse égare ses pas incertains,
Fragile, elle se sent devenir la proie des ombres,
Plus aucune lueur n'éclaire son chemin.

Tel un Petit Poucet triste et désenchanté,
Elle n'a pu retrouver les petits cailloux blancs
Qui balisaient sa route alors ensoleillée...
L'astre d'or a sombré, c'est la nuit à présent!

Quand dans son âme obscure surgissent les chagrins,
Hurlant, vociférant comme monstres innommables,
Elle voudrait être armée, les repousser très loin
Mais elle reste prostrée, tremblante et vulnérable.

Comme un Petit Poucet vaincu et déprimé
Qui a perdu tous ses petits cailloux d'argent,
Dans les froides ténèbres de l'épaisse forêt,
Elle n'attend plus qu'un ogre affamé, bienfaisant
Qui la réveillerait tout en la dévorant!


Bettina

Illustration: Le petit Poucet par Gustave Doré
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# Posté le mercredi 12 décembre 2007 01:02

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 07:09