Si...

Si...


Si

Si je ne me pardonne pas
Qui me pardonnera?
Si je ne m'aime pas
Qui pourra m'aimer?
Si je cache mes blessures
Qui prendra soin de moi?
Si je me dissous dans l'oubli
Qui donc se souviendra de moi?
Fragile comme un oiseau blessé...
... et re-blessé,
Je me terre au creux du nid,
J'aspire à ce qu'on m'oublie.
Ailes meurtries par le passé,
Mon avenir s'inscrit en flou.
Je redoute la vie et ses aspérités,
J'ai l'amer sentiment de ne pas exister!
Mais si...
La douceur de tes mains
Vient caresser ma peau,
L'élan de ton amour,
A l'éternelle jeunesse,
Vient raminer la flamme
Au brasier de nos coeurs,
Alors....
Tout sera possible!
Nous zèbrerons l'azur
D'un grand vol calme et sûr...
Oui...
L'amour est un oiseau
Mu d'un il et d'une elle
Qui s'élève en essor
Dans l'infini du ciel!

Bettina
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# Posté le mercredi 03 octobre 2007 15:59

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 07:12

Ces larmes là...

Ces larmes là...


Ces larmes là...

Ces larmes qu'on ne verse pas
Que l'on garde par-devers soi
Elles ruissellent à l'intérieur
Où chante la source du c½ur,
Bouleversant nos émotions
Sur les vagues de la passion

Ces larmes que l'on dissimule
Que l'on convertit en ridules
Fines s'inscrivent au coin des yeux
Soulignés d'un trait de khôl bleu,
Masquent les sentiments amers
D'une pincée d'ombre à paupière.

Muette souffrance indicible,
Toutes ces larmes invisibles
S'écoulent sans mot et sans cri
Au rythme des peines enfouies,
Subtile symphonie de l'âme
A l'intime où se joue un drame.

Toutes ces larmes qu'on censure
Lancinantes comme blessure,
Elles cheminent en secret
Voilées d'un sourire discret
Pour ressurgir à l'infini
Sublime de la poésie.

Bettina - Le 5 septembre 2007

Poème écrit pour un lien ténu qui s'est rompu...

# Posté le mercredi 05 septembre 2007 12:23

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 07:15

Elixir de soleil - Envoi

Elixir de soleil   -   Envoi


Envoi


Et si tout ça n'était qu'un rêve? Mais, la poésie n'est-elle pas un rêve qui prend vie lorsqu'on l'écrit?
Tandis qu'entre mes lèvres s'écoulait la dernière goutte d'Elixir de soleil, je repris conscience de l'épaisseur des murailles du donjon qui me tenait captive.
Au château de "Non dire", la vie poursuivait son cours en dépit des images qui se déployaient sous mes paupières. J'en avais été la docile messagère et je concevais à cet instant que ma plume, au fil des mots, au fil des pages, reprenait sa liberté en un subtil dosage d'assurance tranquille et de jubilation.
A ce moment précis...
... s'écroulèrent les murailles du donjon... il n'était que virtuel!
... périt l'infâme dragon... il n'était que cauchemar, matérialisation de mes peurs irraisonnées!
... s'évapora le souvenir du chevalier de Plumeau... il n'était qu'une ombre!

Et me voici... poétesse, peut-être, celle qui aime écrire, sûrement. Il fait nuit, profondément nuit, tout le monde dort. Je me tiens sous la lampe et j'écris... ineffable joie de la vie! Le château de "Non dire" s'est mué en pays de "J'aime à dire".

Dans quelques heures, le soleil se lèvera.

FIN

Bettina - Eté 2007

Illustration: Le char d'Apollon http://www.alyabbara.com/histoire/Mythologie/Grece/images/Apollon_char

# Posté le vendredi 24 août 2007 16:18

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 07:15

Elixir de soleil, 13ème tableau - A batucada do Brazil

Elixir de soleil, 13ème tableau   -   A batucada do Brazil

A batucada do Brazil

Juvénile, incandescent, j'ai vu danser le soleil. Vêtu de nudité dorée, il bondissait dans la lumière, tandis qu'éclataient les accords des batucadas du Brésil et que ruisselait la vie aux artères de Rio.

La ville, inondée de musique, n'était plus qu'un immense battement de coeur, un gigantesque roulement de hanches, un hallucinant déferlement de folie.
Les cariocas prenaient possession de l'espace... scintillement des peaux huilées, cuivrées, houle infinie des corps possédés par la danse au rythme enfiévré de samba.
Les filles avaient les plus beaux sourires, les plus ondulantes chutes de rein, les plus longue jambes.Les garçon, les dents les plus blanches, à mordre dans la vie, les biceps les plus sculptés et la fière arrogance de la jeunesse.

Tous, superbement assurés, célébraient la gloire du soleil qui, posé sur leurs épaules et brillant dans leurs yeux,irradiait leur fête et dansait avec eux. A sa chaleur essentielle, à sa flamboyance incarnat, splendeur et misère cofondues, le monde n'était que beauté.

Oui, j'ai vu danser le soleil, mon coeur ne l'oubliera jamais.

(à suivre)

# Posté le vendredi 24 août 2007 01:34

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 07:16

Elixir de soleil, 12ème tableau - Fiancée du soleil

Elixir de soleil, 12ème tableau   -   Fiancée du soleil

Fiancée du soleil

De velours mordoré son voile s'ensoleille
Elle a sèché ses pleurs qui ruisselaient en pluie,
Enfouissant sa peine au plus profond d'un puits,
Etoile couronnée, gracieuse elle s'éveille.

Lisse irisée de soie, sa robe s'émerveille,
Elle ombre les chagrins qui blanchissaient ses nuits,
Elle marie sa joie au bel astre qui luit
Tendrement caressée, sensitive sommeille.

Et dans son rêve d'or, rieuse elle s'élance,
Effluve parfumée de fleur de réséda,
Furtive elle frissonne effleurée de silence,

Vive, tourbillonnant comme une Esméralda,
Au bras du beau Phoebus, flamboyante elle danse,
Fiancée du soleil flammée de falbala.

(à suivre)

Illustration: The fan dancer by Andrew - http://www.piersidegallery.com/artists/andrew/ra2006b-thefandancer36x24.jpg




# Posté le jeudi 23 août 2007 13:06

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 07:16