Alexandre

Alexandre


Alexandre

Alexandre le Grand, chevauchant Bucéphale
S'en allait à travers les plaines de Macédoine...

Alexandre a 5 ans, en soi, c'n'est pas bien grand
Son cheval de métal c'est un fauteuil roulant
Les roues sont des planètes
Normal,
C'est Star Wars dans sa tête!
Il n'avait que 3 ans quand une « putain d'voiture »
Lui est rentré dedans provoquant une cassure
Dans sa vie d'enfant!
Oui, ça a un nom cette « maladie »
Une saleté de gros maux,
Ça s'appelle paraplégie:
Tu n'as plus droit qu'à une moitié d'vie
Et là, c'est pas comme dans les jeux vidéo,
Tu peux pas te rach'ter des vies!
C'est pas pour faire pleurer tout ça,
Alexandre le Grand, lui, il ne pleure pas
Il a la rage de vivre chevillée au corps
Il cueille les p'tites joies et il dit: « Encore! »
Quand il entre dans la classe tous les matins
C'est comme le soleil qui resplendit serein.
A dos de Bucéphale, il mène ses missions
Arpentant vaillamment la cour d'récréation
Là il est tour à tour selon sa fantaisie
Le shériff au grand c½ur qui poursuit les bandits,
Le chevalier en arme terrassant les démons
Qui arrache la belle aux griffes du dragon,
Le pirate en furie à la chasse au trésor
Le jeune Skywaker devenant Darth Vador...

Alexandre, tu sais,
Je crois que cette année
Si je prends le chemin de l'école le c½ur plus léger,
C'est parce que toi, tu m'enseignes
Le prix de la vie!

Alexandre le Grand chevauchant Bucéphale
S'en allait à travers les plaines de Macédoine...

Bettina - Novembre 2005

Illustration: Anakin/Darth Vador dans "La guerre des étoiles".

# Posté le mercredi 11 avril 2007 11:11

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 07:45

Rose de lumière

Rose de lumière


Rose de lumière

C'est une rose de lumière...
Glissent sur ses pétales les larmes de ton coeur,
Charnelle, ombrée d'éclat de jour,
Elle s'épanouit pour toi au jardin de l'amour.

C'est une rose de lumière...
Posée contre ta joue, elle éclaire ta nuit,
Fragrance sucrée, veloutée,
Elle se nimbe de lune pour mieux t'émerveiller.

C'est une rose de lumière...
Une étoile lointaine que nul ne peut cueillir,
Tu vis de sa grâce enivré,
Charmé par son sourire en perles de rosée.

C'est une rose de lumière...
Elle fleurit au coeur de toutes les saisons,
Princesse en robe de velours,
Pour une éternité où tu l'aimes d'amour.

C'est une rose de lumière...
Dansent sur ses pétales les rires de ton coeur,
Sensuelle, ombrée d'éclat de nuit,
Au jardin de l'amour son mystère te séduit.

Bettina - Août 2006

# Posté le mercredi 11 avril 2007 09:33

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 07:45

Voile au large

Voile au large


Voile au large

Alors, une femme du peuple d'Orphalèse* s'avance jusqu'au rivage. Le regard tendu vers l'horizon, intensément, elle murmure ces mots, comme une incantation:

Parti loin de moi...
Là où je ne suis pas, cela va de soi,
M'as-tu rendu la liberté,
Le bien-être auquel j'aspirais?
Je ne sais...
Cela ressemble à toutes les ruptures
Que j'ai connues,
Loin de toi j'écris mes blessures
En mots aigus...
Parti loin de moi, j'entends le vent du large,
Il claque dans les voiles, tu as quitté ma plage,
Ton trois-mâts danse sur les vagues
Et sur la terre mon coeur divague,
Je te suis du regard du seuil de ma raison
Mais déjà ton sillage dépasse l'horizon...
Parti loin de moi,
Si loin de moi,
Loin du port de mes angoisses,
Tu as pris la clé du large,,
Hors de portée de ma voix,
Tu suis ta voie...
T'accompagnent mes voeux
De tendresse et d'amour,
Capitaine au long cours!
Je t'en prie, sois heureux
Et donne vie aux rêves
Qui soufflent dans tes voiles,
Chevalier des étoiles!

Ayant prononcé ces paroles, elle ferme les yeux… une perle roule doucement sur sa joue.

Bettina

* Le peuple d'Orphalèse: un emprunt à Khalil Gibran dans « Le prophète »

# Posté le mercredi 11 avril 2007 08:51

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 07:48

Carte postale

Carte postale


Carte postale

Quelques mots griffonnés au dos d'une cart' postale
Invité au voyage ton esprit met les voiles,
Le c½ur tout enfiévré d'autres destinations
Tu te sens transporté(e) aux lointains horizons.

Par un simple message à l'encre violette
Te voilà embarquée à bord de goélette,
Laisse dans ton sillage toute pensée amère,
Corps et âme en vacances, embarque pour Cythère.

Que vogue le navire de tes rêves au long cours,
Bravant l'ardeur des flots jusqu'à l'île aux amours
Dans l'azur des matins et les brumes du soir
Ta course vagabonde tracera tes espoirs.

Ne redoutant ni le ressac, ni les tempêtes
Soleil, file des n½uds pour que rien ne m'arrête
Archipels mystérieux, attirez mon navire
Vers l'île enchanteresse de rires et plaisirs!

Mais...
Un grain de poussière grise te ramène à la terre
Tiens, où est le grand large? Tu es loin de Cythère...
Dissipé en écume ton beau songe naval
Tu te retrouves au dos d'une carte postale!

Bettina

« Et sur le vieux buffet, dans la poussière grise, il reste une carte postale... »
Francis Cabrel - Carte postale
Merci pour l'inspiration!

Illustration: peinture de Fran Zainal.

# Posté le mercredi 11 avril 2007 08:43

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 07:48

Libertin

Libertin


Libertin

Le sexe pour toi n'a pas de secrets,
Les tabous, tu leur tords le cou,
Tout doit être expérimenté,
Ton « art de vivre » c'est: jusqu'au bout!
Lumière tamisée ou plein jour,
Kamasutra dans tous ses états,
Comme une bête, tu fais l'amour,
Sans aphrodisiaque ni viagra.
La fonction crée « l'organe »:
Le tien, bien lubrifié,
Ne connaît pas la panne,
C'est l'orgasme assuré!
Les femmes?
Tu le veux toutes,
Pour toi, elles sont interchangeables!
Tu les veux
Performantes, prêtes à tout,
Selon tes mots .... ables
Et l'amour? Tu t'en fous,
Tu te dis libertin!
Mais ta « philosophie »,
C'est du baratin!
Ton monde sans tendresse
Se disloque les matins
Où surgit la tristesse,
Partenaire indésirable
Et si peu ... able!
Tu croyais vivre sans entraves
Mais...
De tes phantasmes tu es esclave,
Le doute pénètre ton âme,
Tu te prends à rêver d'une femme
Qui t'aime et te comprenne,
Qui détienne la clé
De ton c½ur prisonnier.
Libertin, à deux lettres près,
Tu aspires à la liberté!

Bettina - Août 2005

Illustration: image du film "Les liaisons dangereuses" que j'ai revu hier pour la xème fois avec toujours le même plaisir!
Ici: John Malkovitch dans le rôle du vicomte de Valmont et Michelle Pfieffer dans le rôle de la présidente de Tourvel
Mon poème est un pur anachronisme! Enfin, à un viagra près, pas tant que ça!

# Posté le mardi 10 avril 2007 15:56

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 07:49